Lundi : Jazz
Mardi : Electro, IDM, Ambient,
Mercredi : Musique du monde et d'ailleurs.
Jeudi : Musiques expérimentales, Power electro, Harsh noise, drone, doom, dark ambient. country, death-industrial
Vendredi : Pop music
Samedi : Proto-punk, Punk, Post-punk
Dimanche : Musique classique, néo-classique et contemporaine.
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vendredi 28 septembre 2018

Leonie Pernet - Tootard - Temps Machine - 28 sept 2018 - Live report

Et donc? Et bien c'était encore mieux que je ne pensais. J'avais peur qu'elle soit seule sur scène et j'ai un peu de mal avec les hommes orchestres même quand ce sont des femmes. Et... elle n'était pas seule mais accompagnée de Hanaa Ouassim qui chante en arabe sur Auaati, ce qui permet de lever bien des mystères à propos de l'album. Je ne vous ferais pas l'injure d'un couplet sur la richesse de la France grâce au métissage. On sait on sait... mais on peut quand même s'étonner et regretter que ce ne soit pas plus fréquent sur scène tant c'était fantastique hier soir.
Et Léonie Pernet? Égale à elle-même, désinvolte mais souriante ce que ne laisse pas forcément présager sa musique. Une anecdote? A la fin d'un morceau Léonie à oublié de désactiver l’écho sur sa voix, lorsqu'elle s'est mise à parler, laissant entrevoir a quel point le son est traficoté. Je me suis beaucoup interrogé sur la  question de savoir pourquoi je suis fan de cette musique (ado, je détestais le synthé) me répondant à chaque fois que la question est stupide. Spontanément ce qui me surprend c'est l'originalité du son et l’absence de mauvais gout... mais difficile d'aller plus loin. A moins de lire les interview qui pour le coup laisse entrevoir les difficultés à créer et l'exigence de la demoiselle. Val me demandait pourquoi je la classais en musique électronique et pas en Indie pop rock. A mes oreilles j'entends surtout le côté électro. La présence d'un ordi sur la scène m'a confirmé ce que je pensais. Pour moi, il y a une richesse de son plus grande que dans la synth-pop.  Peut-être aussi le fait que les voix ne sont pas toujours en avant. A propos,  Le son était parfait. Merci au Temps Machine. 

En première partie Tootard dont j'ai parlé à la sortie de leur deuxième disque ici en décembre 2017. Ici aussi j'ai été très agréablement surpris même s'ils n'étaient que trois sur scène au lieu de cinq. J'ai trouvé que le chanteur avait un charme fou me rappelant certains de mes amis. J'ai donc été très étonné qu'il ne parle pas français. Ils viennent du plateau du Golan, en Syrie, pas loin d'Israël dont ils refusent la nationalité. Ils étaient contents d'être là, hier soir, c'était palpable. Pas besoin d'expliquer pourquoi je suis fan, j'avais l'impression d'assister à un Live@fip.

Je ne suis pas resté pour la troisième partie pour des raisons personnelles qu'il serait fastidieux d'expliquer mais j'aurais bien aimé rester.

samedi 5 juillet 2014

Festival Rayon Frais - Animal Fyesta (Piano Chat, Pneu, Funken, The Finkielkrauts) - Truc Machin - 05/07/14

Eh bien moi, je dis bravo à Piano chat pour avoir réussi à invoquer l'esprit de la fête à 11h un samedi matin. En écoutant son dernier disque on n'imaginait  pas forcément un bout-en-train, un joyeux animateur de colonie de vacances. Il a quand même réussi (je me répète,  je sais) à enchanter les plus petits (en couche culotte) comme les plus grands qui avaient le sourire d'une oreille à l'autre en évitant d'être ni trop gnangnan ni trop second degré. J'aurais quand même bien aimé que cela joue un peu plus musicalement et que les morceaux durent plus longtemps. Le temps que mon fils et moi, on se décide à aller sur la piste de danse, c'était souvent la fin du morceau.... C'est peut-être nous qui ne sommes pas bien vifs (le samedi matin). J'aimerais souligner que pour un concert gratuit c'était quand même incroyablement qualitatif... Arriver (encore une fois) à concilier fête et poésie, c'est vraiment très fort. Encore un side-project à ajouter à la longue liste de pneu et consorts. Mon fils et moi, on essayera d'être toujours prêt quelque soit le jour et l'heure... A suivre donc...







Dans la discographie de Pinao chat, j'aime beaucoup celui-ci.

Lien Bandcamp

Indie pop rock, folk, Krautrock from Tours, 1er janvier 2011

jeudi 5 décembre 2013

Ciné-concert Tom & Jerry - La Terre Tremble!!! - Live report au Truc Machin - Mercredi 04 Décembre 2013

3/4 d'heure de folie furieuse avec La Terre Tremble, ça ne se refuse pas... Ils ont assuré la bande son d'une jolie série de courts-métrage totalement délirante de Tom & Jerry, (Version des années 30 en noir et blanc, rien à voir avec la version chat et souris). Mon fils de 8 ans a adoré. Je connaissais les disques avant d'aller les voir mais c'est encore mieux en concert...

Lien Spoty et lien Deezer

Punk, Rock'n'roll, Krautrock from France, 2012.

mercredi 27 novembre 2013

Lee Ranaldo & The Dust + Scout Niblett - Live report au truc machin - Mardi 26 Novembre 2013

Pas de surprise, ou plutôt si, le concert de Scout Niblett fut encore mieux que je ne l'imaginais et celui de Lee Ranaldo bien pire. Je ne suis même pas resté jusqu'à la fin.

J'y suis allé pour Scout Niblett dont j'ai adoré le dernier album. Je ne m'attendais pas à la trouver aussi belle... C'est bête mais ça joue. J'avais un peur que les morceaux se ressemblent... Alors que pas du tout... Il faut dire qu'elle a commencé doucement jusqu'à ce qu'elle s'énerve vraiment. Et quand elle s'énnerve, c'est impressionnant.... A la fin du morceau, après s'être vraiment mise en colère, lorsque le morceau s'est arrêté. Elle s'est adressée au publique : "Questions?" silence du publique "No Questions" et elle a rigolé...Par moment j'ai trouvé le concert presque un peu trop grunge (Let Thine Heart Be warmed et Could this possibly be?)... mais à côté de Lee Ranaldo et de ses musiciens poussiéreux, c'était "up-to-date.", de belles ballades romantiques qui expriment une certaine frustration... Comment ne pas être sous le charme? Les deux autres musiciens furent parfaits, présents mais pas trop, appuyant là où ça fait mal à la batterie et arrondissant un peu les angles à la guitare. Le concert m'a semblé terriblement court... Mais pourquoi a-t-elle joué en première partie?

Lee Ranaldo en première partie, ça aurait été parfait. Pour Scout Niblett, j'étais bien placé (deuxième rang, juste devant elle) et le son était parfait. Pour Lee Ranaldo, je n'ai pas eu de chance, juste à côté d'une bande de junkies qui auraient pogoté sur n'importe quelle musique, j'ai eu un peu de mal à lacher prise. Le son était trop fort et j'ai eu un peu peur pour mes tympans... Je me suis bouché les oreilles par moments, mais alors le son est encore moins bon. J'ai changé plusieurs fois de place mais au fond de la salle le son était encore plus cacophonique... Ça m'a rappelé les années 90... J'en ai vu un paquet de concerts noisy pop... Mais là, je me suis un peu ennuyé... J'aime beaucoup la voix de Lee Ranaldo et il est vrai qu'il joue plutôt bien de la guitare... Est-ce une raison pour changer de guitare à chaque morceau? Autant j'ai bien aimé le fait que Thurston Moore joue avec un guitare marquée par les mauvais traitements qu'il lui a infligé... autant le côté guitar héro avec sa guitare neuve, j'ai un peu de mal... Ce qui m'a un peu agacé c'était surtout de ne pas entendre de grosses différences entre les guitares ou alors négativement, je n'ai pas trop aimé la noire (trop neuve et scintillante au niveau du son), j'ai préféré la marron, la bleue et la grise étaient pas mal sans plus. L'autre guitariste, pas fou, il a gardé la marron pendant presque tout le concert même si elle sonnait franchement nineties (fuzzy et grungy à la dinosaur junior, Mudhoney, Sonic Youth...) Peut-être pour ça qu'il changeait de guitare, pour changer d'air. Il y a quand eu de beaux moments noisy... mais ça ne marche pas à tous les coups... Le coup de l'archet sur la guitare bof bof... mais certains murs de sons avaient vraiment une belle épaisseur... Je suis parti avant la fin, je n'avais pas très envie de me coucher tard et de me réveiller avec une oreille en moins.

Lien Grooveshark vers It's up to Emma. (2013)
Lien Spoty vers I conjure series (2002)

jeudi 21 novembre 2013

Sidony Box + Kami Quintet Extension - 19/11/13 - Live report au Truc Machin

C'était un concert organisé par le Petit Faucheux au Temps Machine. Si l'idée c'était d’élargir le publique du Temps Machine à celui du Petit Faucheux ou l'inverse, avec moi c'était raté. J'alterne les concerts dans ces deux salles. Le dernier c'était Ping Machine au petit Faucheux, du Jazz. Et là, c'était du Jazz au Temps Machine alors que d'habitude c'est rock ou de l'électro. Je préfère aller au Petit Faucheux parce que c'est plus proche de chez moi , 6 minutes en vélo contre 12 minutes en voiture pour le TM. En revanche, je préfère le TM parce que on n'est pas vautré sur son siège comme au PF  mais debout comme des punks rockers... ça tombe bien puisque les mots clefs dans mon petit guide intergalactique pour Sidony Box étaient: Jazz - Zorn - Noise... Je ne pouvais pas rater ça. Un power trio vraiment puissant, ce fut vraiment jouissif à voir en concert.

Imaginez trois gars qui n'ont rien à voir ensemble décider de former un groupe... Le saxophoniste est  très classe dans sa petite chemise, le sourire séducteur, le sax léger et mélodieux. Le guitariste a une allure de nerds intello barbu, en basket et en tee-shirt, a presque joué le concert dos au publique. Le batteur, ah le batteur... comment dire, sans être désobligeant? un punk anarchiste basque?  Une force de la nature? Je l'imagine mal au conservatoire celui-là... Bref, ils ont commencé doucement... J'ai cru que le batteur ne savait pas où ranger ses clefs... Mais pourquoi il ne les pose pas par terre? Ah en fait, c'est de la musique... Et le guitariste... Il a beaucoup de cordes à sa guitare... et beaucoup de pédales sous les pieds... Aura-t-il suffisamment de doigts de main et de doigts de pied? ah mais il triche en plus... Quand il arrête de jouer, la guitare continue de faire des boucles... On dirait un mix de Frisell et de Ribot, Frisell pour les boucles et le jeu avec le potentiomètre de la guitare et Ribot pour la sauvagerie trash... Le saxophoniste semblait imperturbable, très concentré, les yeux fermés pendant presque tout le concert. Musicalement on pense au sax de Jack Wyllie du Portico Quartet ... Évidemment, avec les deux fous derrière lui, à faire un raffut d'enfer, il était bien obligé de s'énerver un peu. Et quand il s'énervait, à son tour, cela suffisait à calmer les deux autres, d'où cette impression étrange, comme chez AlasnoAxis de Jim Black, qu'ils n'étaient pas synchro ce qui rendait cette chose auditive encore plus belle, monstrueusement belle. Étant débout, j'ai passé le concert à Headbanger au ralenti, ce qui n'aurait pas été possible au PF... Je n'étais pas le seul à être en transe... J'ai vu le photographe du Petit Faucheux poser son appareil sur la scène pour pouvoir danser quelques secondes de manière vraiment étrange. En même temps, il n'y avait pas foule, un mardi soir à -1°, et seulement quelques jeunes femmes étaient également en transe... Les boucles hypnotiques du guitariste, les envolées lyriques du sax pendant le martèlement obscur du batteur se sont révélés tellement efficaces que l'on serait bien resté avec eux pendant le deuxième set.

Manuel ADNOT, guitare
Elie DALIBERT, saxophone
Arthur NARCY, batterie 

Lien spoty et lien Deezer

Punk jazz from Nantes chez Ex-tension records, 29 janvier 2013





Ce fut donc assez douloureux de voir six musiciens prendre la place du power trio magique, d'autant plus que le Kami Quintet nous a fait redescendre sur terre (en douceur). J'aurais préféré qu'il joue en première partie. A tel point que la moitié de la salle s'est assise par terre, manifestant par la même son appartenance au publique du Petit Faucheux. J'ai personnellement beaucoup hésité... S'assoir? Résister? TM? PtitFaucheux?

Kami Quintet, c'est du Jazz prog, assez planant... parfois groovy parfois seulement planant... J'ai fini par m'assoir par terre... J'ai fermé les yeux et j'ai amèrement regretté de ne pas sentir l'herbe sous mes doigts, enfin je veux dire la pelouse... En plein air, au Campo Santo à Orléans ou au Jardin des plantes à Paris ça aurait été le nirvana. Le son était bon mais cela aurait eu plus d'ampleur en plein air. Là au TM c'était seulement très bien. Ce sont des fans, selon mon petit guide, de Rage Against the Machine, mais imaginez Rage Against The Machine dans une petite salle devant 20 personnes, ça le fait moins que dehors en plein air, sur la pelouse devant une foule ébahie. Bon, à -1° on était quand  même mieux à l'intérieur. L'extension c'est le Fender Rhodes de jozef Dumoulin (Magik Malik, Aka Moon, David Lynx) que l'on entendra avec plaisir sur le prochain disque. J'ai beaucoup aimé cette extension qui ajoutait un petit côté noisy bienvenu.







vendredi 31 mai 2013

Transfer - Anne-James Chaton & Andy Moor (live report au truc machin 31/05/13)

J'ai découvert Anne James Chaton en avril 2011 avec Evénement 09. Je l'avais aussitôt suggéré sur l'excellent site The Best of the Worst of Spotify. Je pensais avoir trouvé quelque chose de terrrrriblement... et je pensais ne plus en entendre parler... en deux mots: du suicide commercial. Et puis non... j'en ai à nouveau entendu parler avec la sortie de Decade en 2012 avec alva noto et Andy Moor... Et là, j'ai commencé à accrocher. Puis, nouveau coup de théâtre, il y a quelques jours avec le post de Hazam sur Heavy Mental qui donne envie d'aller voir ce que ça donne en disque et en live... Sur disque, c'est très très bon, étonnant, incroyable même. Et en live?





Andy Moor et Thurston Moore
En première partie: Andy Moor et Thurston Moore ont joué un duo de guitare épique. Thurston Moore est expert en noise, légèrement grandiloquent et Andy Moor sauvagement brutal mais d'une grande sobriété... Très impressionnant mais un peu court en durée. (vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir. Pour information elles ont été faites avec un 24 mm tse disposant de décentrements et de bascules... Ici j'ai basculé le plan de netteté, le premier pied sur la pédale est net et Andy Moor est quasi net alors que le deuxième pied ainsi que le publique sont flous, j'ai également décentré vers le haut)










Anne-James Chaton en solo
En deuxième partie: Anne-James Chaton en solo, spoken word accompagné par son ordinateur. Il a joué des morceaux d’Événement n°9. Eh bien, ça passe beaucoup mieux en live, grâce au son plus brut, la voix étant beaucoup plus en retrait que sur la version studio.















Thurston Moore en solo
En troisième partie: Thurston Moore en solo, de belles réminiscences de Sonic Youth qui fonctionnaient vraiment très bien avec les images projetées derrières lui... Un grand moment de noise... Mon oreille droite en a pris un coup. Elle est redevenue à peu près normale depuis peu.

















Anne-James Chaton et Andy Moor
En quatrième partie: Anne-James Chaton et Andy Moor ont joué des morceaux de Transfer... Génial comme sur le disque... Andy Moor est un génie... J'ai lu que The Ex (dont fait partie Andy Moor) est cité par Fugazi comme source d'inspiration... Pas étonnant.










Anne-James Chaton, Andy Moor et Thurston Moore

En cinquième partie : Anne-James Chaton, Andy Moor et Thurston Moore en roue libre... de magnifiques moments d'improvisations... Anne-James Chaton lisait le journal et des morceaux de textes choisis de manière aléatoire pendant que Andy Moor et Thurston Moore torturaient leurs guitares... épique et grandiose surtout lorsque Anne-James Chaton a sorti le mégaphone et a commencé à balancer ses poèmes partout...






Lien Spoty et Lien Deezer

mercredi 27 mars 2013

I'll teach you to hunt / single #1 - Camilla Sparksss

J'aurais bien aimé faire un "live report" du concert d'hier soir au Temps Machine mais Camilla Sparksss c'est inracontable. Mesparrow, hier soir, a terminé son set en disant qu'elle était vraiment contente de jouer le même soir que Camilla Sparksss et qu'elle était vraiment fan, oui, vraiment.

Difficile, en effet, de raconter la performance de Barbara Lehnhoff au chant et synthé et de son égérie Miriam. Rien que pour Miriam cela valait le coup d'être vu. Je ne raconterais pas tout ce qui s'est passé mais juste pour vous donner une idée de l'intensité du show, le passage où Barbara prend Miriam par les cheveux pour faire semblant de lui fracasser le visage sur le clavier, était pour le moins... hallucinant...

Mesparrow, c'était vraiment bien, pas aussi violemment dérangeant que Camilla Sparkss mais très beau notamment grâce à une scénographie bien pensée. Évidemment, les boucles sonores, personnellement j'ai toujours du mal, même quand c'est le Kronos Quartet qui joue le triple quartet de Steve Reich, dans la grande salle de Châtelet à Paris, j'ai vraiment du mal. Sur disque, pas de problème, mais en concert ça me refroidi toujours... l'impression d'être sur un plateau de télé... Heureusement, elle a joué plusieurs morceaux sans boucle ni séquençage sonore qui étaient absolument bluffant... Frissons sur "My Heart Belongs to Daddy" toute seule au chant avec quelques claquements de doigts et en frappant du pied comme une punk, sans fioritures sans boucles, parfait. Rien que pour cela ça valait le coup d'y aller. Ah si, un dernier détail, au moment du rappel, elle a pris sa guitare éléctrique rouge et blanche en disant qu'elle ne savait pas jouer de la guitare... Elle en a joué comme s'il s'agissait d'une guitare basse... c'est mon morceau préféré, merci miss Moineau.

Talk Normal en début de soirée, c'était pas mal. J'ai bien aimé le côté "noisy pop" mais j'ai eu un peu de mal avec le côté Krautrock/post-punk parce que c'était terriblement lent et je n'ai pas réussi à entrer dans le trip. Les deux chanteuses, une à la guitare et l'autre à la batterie + machines bruyantes, ont quand même bien assuré. En effet, j'aurais bien aimé que ces deux américaines jouent plus longtemps même si j'étais impatient d'entendre la tourangelle Mesparrow.

Lien Bandcamp pour Camilla Sparks (Canada)
Lien Bandcamp pour Talk Normal (USA)
Lien Spoty pour Mesparrow (France)


    

jeudi 7 mars 2013

Incorrigible - James Chance and Les Contortions

Quel charisme, quel présence, quel jeu de jambes... impressionnant, hier soir, au Temps Machine, James Chance and Les Contortions, ont été d'une efficacité redoutable. Je n'étais pas fan avant, mais je me doutais un peu qu'après l'avoir vu en concert, mon opinion serait différente. Disons que le simple fait de le voir danser ajoute quelque chose que l'on ne peut pas imaginer en écoutant ses disques. Le voir se déhancher à 60 ans passé avec une telle énergie force le respect. Le grain de folie était bien présent hier soir.

Évidemment, si vous me connaissez un peu, vous vous douterez que ma préférence va pour les purs moments instrumentaux soit au saxophone soit à l'orgue, purs moments de bonheur, qui m'ont étrangement fait penser à John Zorn (période Lounge Lizards). Les Contortions portent bien leur nom et ont été absolument parfait, à la fois discret et énergique, de quoi favoriser la transe au premier rang, transe à laquelle je n'ai pas su résister.

No Wave, Punk Jazz from Usa chez Ladtk, 2012
Lien Spoty
Lien Deezer

J'avais aussi très envie de voir la première partie X Ray Pop, groupe tourangeau emblématique des années 80 qui évoque la pop underground. Je suis assez mitigé sur leur prestation. Leur côté punk énergique est le plus intéressant mais difficile de ne pas penser par moment à Lio ou aux Rita Mitsouko plutôt qu'à Devo ou même à Ludwig von 88... Du coup, même s'ils ont indéniablement de bons morceaux, cette première partie m'a semblé un peu longue. La vidéo projetée pendant le concert est une fausse bonne idée qui s'est révélée vraiment pénible surtout le sous-titrage (pour les sourds j'imagine ou les fans de karaoké?)

Lien Spoty

samedi 20 octobre 2012

Relax - Frustration

Artist: Frustration
from:  Paris
Album: Relax
Sortie: 2010
Genre: Post Punk rock, Electro industrial Cold Wave,
Label : Born Bad


 


 
Fabrice Gilbert - chant
Mark Adolf - batterie
Fred Campo - synthétiseur
Emmanuel Blervaque - basse    
Nicus Duteil - guitare
 

Le troisième disque de Frustration est aussi génial que les deux premiers mais un peu plus "relax" et un peu plus éléctro et donc un peu moins punk. Les influences du groupe sont multiples et variées et il serait fastidieux de les énumérer toutes (il suffit de lire les blogs qui en parlent, j'ai même lu une référence à Minor Threat  - et pourquoi pas les Smiths, les Washington Dead Cats ou les Dead Kennedys?). La palette est large et c'est ce qui fait l’intérêt de ce groupe caméléon dont l’énergie est surprenante. 

J'ai eu la chance de les voir en concert hier soir au Temps Machine. Au début j'ai eu un peu peur parce que j'ai un peu trop écouté leurs albums et, du coup, l'absence totale de surprise était un peu au rendez-vous (aussi parce qu'il y a pas mal de vidéos de concert en ligne) et puis finalement ils ont joué des morceaux du prochain album  et là... j'ai trippé comme une midinette à un concert des Smiths. Ils ont vite enchainé sur un autre titre plutôt punk du nouvel album (qui devrait sortir dans quinze jours). J'avais lu pas mal d’âneries sur eux comme quoi ils étaient du genre virils et  pas franchement du genre à rigoler. Le bassiste et surtout Fred Campo aux claviers avaient le sourire jusqu'aux oreilles et le chanteur l'a plutôt joué auto-dérision et il est plutôt marrant. Pour l'anecdote, le guitariste s'est fait plaisir en chantant un morceau visiblement de sa composition (soit disant une reprise d'Electric Electric) qui commençait effectivement comme un morceau d'Electric Electric puis s'est tranformé en un pur moment de rock'n'roll avec des wap doo wap. Autre anecdote, c'était la première fois que (côté public) je voyais une personne handicapée se déhancher autant sur son fauteuil roulant au point de manquer de tomber à plusieurs reprises. Le public était donc plutôt chaud et ils ont fait deux rappels ce qui leur a permis de jouer mes morceaux préférés dont la reprise de Crisis. 

Lien Spotify vers Relax
Lien Spotify vers Crisis
Lien Grooveshark vers Warsaw (Joy Division)



Artist: Electric Electric
from:  Strasbourg
Album: Discipline
Sortie: 2012
Genre: Electro Post tribal Punk rock
Label: Herzfeld, Kythibong, Africantape et Murailles Music





Eric Bentz (guitare et chant), Vincent Redel (batterie) et Vincent Robert  (claviers et chant)

En première partie de Frustration, Electric Electric a plutôt bien assuré. Je les avais déjà vu en concert mais dans un autre registre... celui du premier album: un math rock en duo guitare-batterie assez indigeste. Je préfère le nouvel album plutôt électro punk space tribal noisy pop très dans l'air du temps. En concert, je ne suis pas parvenu à la transe (contrairement à certaines personnes dans le public qui, pour le coup, ont assuré davantage le spectacle que sur scène) peut-être un peu refroidi par le procédé des boucles sonores qui donnent parfois l'impression que le groupe joue en playback (j'entends encore la guitare alors qu'il n'en joue plus). L'avantage c'est de pouvoir jouer à trois comme s'ils étaient quinze en changeant d'instruments plusieurs fois à l'intérieur du même morceau afin de faire un maximum de bruit jusqu'à obtenir une sorte de bouillie sonore pas désagréable sur laquelle on n’entend plus que la batterie. Il faut dire qu'à la fin des morceaux ils ont généralement tous les trois des baguettes dans les mains. Ils n'ont pas joué trop longtemps, c'était parfait.

Lien Spotify vers Electric Electric 
Lien Spotify vers Silver Apples
Lien Spotify vers Zombie zombie