Lundi : Jazz
Mardi : Electro, IDM, Ambient,
Mercredi : Musique du monde et d'ailleurs.
Jeudi : Musiques expérimentales, Power electro, Harsh noise, drone, doom, dark ambient. country, death-industrial
Vendredi : Pop music
Samedi : Proto-punk, Punk, Post-punk
Dimanche : Musique classique, néo-classique et contemporaine.
Affichage des articles dont le libellé est Petit Faucheux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Petit Faucheux. Afficher tous les articles

vendredi 1 avril 2016

Sylvie Courvoisier Trio (Courvoisier/Gress/Wollesen) - Novembre quartet - Live Report - Petit Faucheux - 31/03/16


          Contrairement à ce que la photo ci dessus pourrait laisser penser, il arrive que Sylvie Courvoisier utilise le clavier de son piano même s'il est vrai qu'elle joue régulièrement debout à trifouiller l'intérieur de celui-ci. C'était la deuxième fois que j'assistais à un concert de  Sylvie Courvoisier. Malgré la fatigue je n'aurais raté ça pour rien au monde.  Je me note ici quelques impressions en deux mots. J'essaierai de revenir sur ce live report plus tard.

          Le Novembre quartet en première partie, c'était vraiment très bien mais un peu compliqué pour moi surtout dans l'état de fatigue d'hier soir. J'ai dû bailler au moins dix fois et je me suis surpris plusieurs fois à ne pas écouter ce qui se passait sur scène. Il faut dire que le quartet évoque "tantôt la créativité de Carla Bley, le cri d’Albert Ayler ou l’inventivité harmonique d’Ornette Coleman.". On n'est pas très loin non plus du Zorn zappeur avec ses virages à 180 degrés. Je suis allé plus d'une fois dans le décor mais c'était vraiment bien quand même.

          Étrangement je n'ai pas baillé une seule fois pendant le concert du Couvoisier Trio. Ils ont joué essentiellement des morceaux du dernier Tzadik Double Windsor de 2014. Pas de surprise, Sylvie Courvoisier est toujours aussi passionnante à écouter et à voir. Drew Gress m'a semblé très doux et sympathique. Je n'ai rien noté de particulier le concernant... Il est juste parfait dans tous les registres. C'est Kenny Wollesen qui m'a le plus étonné. Il faut dire qu'il joue sur presque tous mes disques préférés de la sphère Tzadik. A ma grande surprise, il a seulement un feeling exceptionnel. Dans les plus beaux moments, il ne jouait qu'avec ses mains sur le tom devant lui. Il n'a pas dix mille accessoires ni une batterie avec pleins de possibilités, néanmoins il rivalisait en créativité, sans esbroufe, avec Sylvie Courvoisier qui martyrisait son piano. Le concert était trop court, j'espère qu'elle reviendra encore à Tours.

Lien vers un morceau de Double Windsor (2014)

Lien vers un morceau de Novembre quartet (2015)

vendredi 14 novembre 2014

Endangered Blood (Jim Black, Trevor Dunn, Oscar Noriega, Chris Speed) + Sviti - Festival Emergences - Live Report - Petit Faucheux -14/11/14 - Tours

Sviti en première partie c'était très bien avec ce joli mélange de jazz et d'effets électroniques que l'on trouve également chez Guillaume Perret ou le Portico Quartet...Ils ont joué d'une traite sans pause, les différents morceaux s'imbriquant les uns dans les autres avec des moments très denses et d'autres moins. Belle énergie en concert assez brutale en ce qui concerne le batteur qui semblait jouer en mode crash test, une baguette s'est brisée et une cymbale s'est fait la malle.



 Endangered Blood

Fantastique... Super heureux de revoir Chris Speed . Trevor Dunn m'a vraiment scotché. Il joue comme un punk ce qui ne l'empêche pas de bien jouer. Ils ont une manière de jouer étonnamment singulière. Pas étonnant qu'ils s'entendent si bien ces quatre-là.


C'est l'occasion de réviser les classiques dont je n'ai encore jamais parlé sur ce blog. même s'ils sont, pour certains, très récents.

Alto Saxophone, Bass Clarinet – Oscar Noriega
Bass – Trevor Dunn
Drums – Jim Black
Tenor Saxophone – Chris Speed 




Endangered Blood - Work Your Magic - Skirl Records - 7 novembre 2013


Lien Spoty




Endangered Blood - Skirl Records - 15 mars 2011

Lien Spoty







Chris Speed - Really OK - Skirl Records -11 mars 2014

Lien Spoty

Chris Speed: tenor saxophone
Chris Tordini: acoustic bass
Dave King: drums.





Leah Paul - Trenza - Skirl Records - 17 septembre 2014

Lien Spoty







 Human Feel – Galore - Skirl Records - 2007

Lien Spoty

Alto Saxophone, Bass Clarinet – Andrew D'Angelo
Drums, Electronics – Jim Black
Guitar, Voice – Kurt Rosenwinkel
Tenor Saxophone, Clarinet – Chris Speed









vendredi 9 mai 2014

Wood invite Sylvie Courvoisier & Mark Feldman + Claudia Quintet - Live Report - Petit Faucheux - 06/05/14 - Tours



Matthieu Donarier : clarinettes, saxophones
Sébastien Boisseau : contrebasse
Mark Feldman : violon
Sylvie Courvoisier : piano

Sébastien Boisseau était invité en "artiste associé" au Petit Faucheux et à la question avec qui vous rêveriez de jouer la réponse était le couple Courvoisier-Feldman. On pouvait difficilement rêver mieux. Ils ont une diversité de jeu, une aisance technique et une singularité fascinante. Cela ressemble presque, parfois, au pire de ce que l'on s'imagine parfois quand on pense "musique contemporaine" avec ses stridences à la différence près que cela reste compréhensible et que c'est génial et époustouflant. Je les avais personnellement découvert avec Malphas, le troisième volume du Book of Angels de John Zorn que j'aime beaucoup mais que je n'écoute pas tous les jours et seulement quand je suis seul (les stridences ne plaisent visiblement pas à tout le monde). J'avais été extrêmement surpris par Hôtel du Nord qui s'éloigne de la musique contemporaine pour s'approcher du Jazz (ils ont d'ailleurs joués "Dunes" qui se trouve sur ce disque). Il faut dire qu'en quartet, la contrebasse adoucit fortement les stridences et ajoute quelque chose de plus groove. Plus récemment j'ai trouvé en bibli le Live at Théâtre Vidy-Lausanne, en duo, un peu plus difficile d'écoute donc mais au fil des écoutes on finit par vraiment accrocher... J'ai aussi pas mal écouter Oblivia (chez Tzadik) quand il était disponible sur Spoty ainsi que les Masada Anniversary Vol 2 et Vol 4.

A noter:
Le second volume de la nouvelle série Spectrum chez Tzadik consacrée à la musique contemporaine sera celui du trio de Sylvie Courvoisier (avec Drew Gress et Kenny Wollesen), Double Windsor  et sortira en juin (Merci au Zornographe pour l'info).

Je ne connaissais pas le duo Wood  même si Sébastien Boisseau est visiblement un habitué du lieu (il rejouera encore au Petit Faucheux la saison prochaine). Wood fonctionne également très bien, je préfère quand ils jouent tous les quatre que quand ils jouent en duo séparément. La contrebasse et le violon s'accordaient merveilleusement comme le piano et la clarinette. Bref ce fut fantastique... Et si vous ne me croyez pas vous pourrez écouter ce concert sur France Musique vendredi prochain à 22h30. C'était assez drôle d'entendre la voix d'Yvan Amar pendant que Matthieu Donarier et Sébastien Boisseau faisaient des pantomimes sur scène. Mark Feldman a cru un instant que c'était le père de Sylvie Courvoisier qui faisait des commentaires dans la salle.... C'est vraiment extraordinaire de pouvoir réécouter à la radio un concert auquel on a assisté surtout quand il n'existe pas de discographie commune aux deux duos avec cette possibilité de pouvoir comparer les versons (Dunes ou The visible ones par exemple)

Open Jazz du 6 mai 2014 au Petit Faucheux à Tours dans le cadre du Tour de France des jazz-clubs
Lien France Musique

Diffusion dans Jazz Club d'Yvan Amar, concert disponible jusqu'au 02/02/2017






Sylvie Courvoisier - Mark Feldman Quartet - Birdies For Lulu
Lien Spoty
Jazz, Musique contemporaine chez Intakt Records from NY, 1er mai 2014.

Sylvie Courvoisier Piano
Mark Feldman Violin
Scott Colley Bass
Billy Mintz Drums




Matthieu Donarier - Albert van Veenendaal - The Visible Ones
Lien Spoty

Jazz, duo piano/sax from France/Pays-bas chez Clean Feed, 11 avril 2014

Orphicube - perception instantanée
Lien Spoty
Alban Darche (as, comp & arr), Didier Ithursarry (acc), Nathalie Darche (p), Matthieu Donarier (ts), Sylvain Rifflet (ts, cl), François Ripoche (ts), Sébastien Boisseau (b), Marie-Violaine Cadoret (vln), Christophe Lavergne (dm)

Jazz, Musique du monde from Nantes, 31 mars 2014





Claudia Quintet.
























John Hollenbeck: batterie, compositions
Chris Speed : clarinette, saxophone ténor
Red Wierenga : accordéon
Matt Moran : vibraphone
Chris Tordini : contrebasse

Sébastien Boisseau a également souhaité faire venir le Claudia Quintet à Tours, exceptionnel groupe de Washington emmené par le batteur John Hollenbeck. Je ne connaissais pas John Hollenbeck (enfin seulement de nom), en revanche je suis totalement fan de Chris Speed qui joue régulièrement avec Jim Black dans le projet Alasnoaxis mais aussi dans le projet Pachora. Red Wierenga à l'accordéon remplaçait mon accordéoniste préféré Ted Reichman (qui comme Chris Speed fait également partie de la Tzadik family).
Chris Speed s'est révélé à la hauteur de mon attente (malgré un petit rhume) et j'ai été bluffé par le vibraphoniste qui était très en avant. Sylvie Couvoisier est venue jouer un morceau avec eux mais ils ont joué essentiellement des compositions du dernier album qui commencent toutes par september. Comme chez Jim Black on peut parfois avoir le sentiment que les musiciens ne jouent pas ensemble parce qu'ils jouent sur des tempos différents mais cela donne aussi une impression de complexité et de polyphonie qui est très euphorisante.

The Claudia Quintet - September
Lien Bandcamp
Lien Grooveshark

Jazz chez Cuneiform records from Washington, 24 septembre 2013







Chris Speed - Zeno de Rossi - Ruins
Lien Spoty

Jazz, musique contemporaine, duo clarinette/batterie from NY/Italie, 18 mars 2014

vendredi 17 janvier 2014

Mathias Delplanque - Chutes + Live report - Groupe Entorse - Accidens (ce qui arrive) - Petit Faucheux le 16/01/14

Il y a quelques années, ma femme qui aime beaucoup la danse contemporaine m'a un peu forcé à aller voir l'un de ces spectacles. A priori, aller voir des gens qui dansent sur de la musique enregistrée alors que tu es toi-même coincé dans ton fauteuil, franchement ça ne me disait rien, pas plus qu'aller voir un match de foot dans un stade. Mais bon, vous connaissez ma femme. Comment ça, non?... Après, on va encore dire que je digresse. Je vais la faire courte. Finalement ma femme n'a pas du tout aimé le spectacle parce que les danseurs avaient, en fait, très peu dansé. En revanche, moi j'avais adoré. J'avais été subjugué par la dimension visuelle et par la qualité de la bande son, qui, pour le coup, n'était pas de la musique enregistrée. Il y avait une femme derrière des platines qui diffusait le son à fort volume de plusieurs vinyles vierges créant ainsi du "bruit blanc". Pour un audiophile, il s'agit d'un son familier et chaleureux et qui, loin d'inviter au sommeil, produit une tension, une attention accrue à ce qui arrive ou du moins, à ce qui va arriver.

Suite à quelques discussions sur la question de l'avant-garde, je suis tombé sur l'annonce de ce spectacle du groupe Entorse. Quand je parle d'avant-garde, j'en parle toujours sur un ton légèrement ironique. L'avant-garde s'oppose à l'académisme. Or aujourd'hui l'académisme n'existant plus comme il a existé auparavant, la notion d'avant-garde est devenue paradoxalement une notion désuète qui renvoie à un passé révolu. Cependant, on vit dans une période fortement rétro maniaque et nous manquons de mots pour opposer les musiques qui sont tournées vers le passé et celles qui sont tournées vers le présent. On parle aujourd'hui de "musiques nouvelles" qui risquent fatalement de ne pas être nouvelles longtemps. De même, une esthétique de la rupture risquerait fatalement d'être assez monotone. Il reste néanmoins le terme de "musiques actuelles" qui a l'avantage d'être assez neutre et qui désigne sous un autre nom l'avant-garde contemporaine. Seulement il s'agit d'une avant-garde aux contours flous, multiple et qui emprunte autant au passé qu'elle innove. S'intéresser aux musiques actuelles reste néanmoins un choix, à partir du moment où on ne peut s'intéresser à tout pour des questions de temps et d'argent. Entre aller voir Neil Young, que j'adore et qui est de moins en moins jeune, et voir pour le même prix une dizaine de jeunes spectacles sidérants... mon choix est fait.

Je ne raconterais pas ce qui est arrivé hier parce que je ne voudrais pas gâcher l'effet de surprise si le spectacle devait être à nouveau montré, d'autant plus que les extraits vidéo ci dessous, ne sont heureusement pas les plus beaux moments du spectacle. J'aimerais néanmoins thématisé l'écart entre les extraits vidéos et la réalité vivante du spectacle... C'est aussi la raison pour laquelle j'y suis allé.

J'étais au deuxième rang, et si le terme d'immersion est un terme que j'entends un peu trop souvent, il a tout son sens ici car le spectacle fortement tridimensionnel s'est propagé dans la salle avec une forte dimension interactive notamment lorsque vous calquez, malgré vous, votre respiration sur celle du danseur. En revanche, sur la vidéo, on a l'impression que le danseur tombe sur une surface métallique, ce qui est beaucoup moins fort dans la réalité puisque l'on perçoit plus facilement l'origine des sons et que l'on voit comment ces sons sont obtenus. Pendant le spectacle j'ai trouvé, d'un point de vue d'audiophile, la qualité du son variable avec un écart un peu trop important entre les moments fantastiques où Raphaëlle Latini créait elle même en direct les sons produits et le court instant où j'ai eu le sentiment d'entendre de la musique enregistrée. Je voudrais simplement souligné le fait que si je vais voir des concerts c'est aussi pour une question d'audiophilie mais qu'il m'arrive fréquemment ne ne pas être satisfait par la qualité du son lors de ces concerts. En l'occurrence, ici, j'ai été bluffé par l'amplitude sonore pendant presque la totalité du spectacle avec de beaux moments de harsh noise étonnamment riches et presque agréables comme le son d'un énorme bateau qui vous emmène en Corse ou en Grèce. Les passages où le danseur s'est arrêté de danser et  l'attention s'est reportée sur Raphaëlle Latini qui a crée de la musique avec du bruit blanc, des effets et des boucles sonores crées en direct avec des objets, des disques et des machines ont  été vraiment extraordinaires... J'ai pensé à Recur d'emptyset, Adhere de Gabriel Saloman, Connected d'Oren Ambarchi et bien sûr Chutes de Mathias Delplanque.

Comme vous pouvez le constater sur la vidéo la performance du danseur est exceptionnelle... Elle m'a bien pris les tripes pendant toute l'heure du spectacle. Les extraits se situent au début. A la fin, il danse vraiment et je regrette que ma femme ne soit pas venue.





Le groupe Entorse et Mathias Delplanque s'associent pour un spectacle dont la première aura lieu à Alençon en novembre 2014 et qui s'intitule Hantologie.

Inutile de dire que j'ai beaucoup aimé Chutes.

Electro, expérimental, musiques actuelles, from France chez Baskaru, 4 février 2013.

Lien Spoty et lien Deezer vers Chutes




mercredi 15 janvier 2014

Groupe Entorse - Accidens (ce qui arrive)

Vous voulez voir à quoi ça ressemble l'avant-garde à côté de chez moi?



Accidens (ce qui arrive) extrait from Entorse on Vimeo.


Accidens (ce qui arrive) extrait 2 from Entorse on Vimeo.
Modules Étendus + Accidens (ce qui arrive)

Samuel Lefeuvre chorégraphie et interprétation
Raphaëlle Latini création musicale et travail aux platines

Jeudi 16 janvier 2014/ à l’École supérieure des beaux-arts (Jardin François 1er – Tours)
Jeudi 16 janvier 2014/ au Petit faucheux / 21:00


Dans les concerts à venir je me note ici ceux qui m'intéressent le plus:

mar 28 janvier 2014  Malaby/Chevillon/Perraud + Trio à Lunettes + Elysion

mar 8 avril 2014 Guillaume de Chassy & Lars Danielsson

mar 6 mai 2014 Claudia Quintet + Wood & Courvoisier/Feldman (Michael Bocian - guitar, Scott Lee - bass, Mark Feldman - violin, a group called WOOD)  


jeudi 21 novembre 2013

Sidony Box + Kami Quintet Extension - 19/11/13 - Live report au Truc Machin

C'était un concert organisé par le Petit Faucheux au Temps Machine. Si l'idée c'était d’élargir le publique du Temps Machine à celui du Petit Faucheux ou l'inverse, avec moi c'était raté. J'alterne les concerts dans ces deux salles. Le dernier c'était Ping Machine au petit Faucheux, du Jazz. Et là, c'était du Jazz au Temps Machine alors que d'habitude c'est rock ou de l'électro. Je préfère aller au Petit Faucheux parce que c'est plus proche de chez moi , 6 minutes en vélo contre 12 minutes en voiture pour le TM. En revanche, je préfère le TM parce que on n'est pas vautré sur son siège comme au PF  mais debout comme des punks rockers... ça tombe bien puisque les mots clefs dans mon petit guide intergalactique pour Sidony Box étaient: Jazz - Zorn - Noise... Je ne pouvais pas rater ça. Un power trio vraiment puissant, ce fut vraiment jouissif à voir en concert.

Imaginez trois gars qui n'ont rien à voir ensemble décider de former un groupe... Le saxophoniste est  très classe dans sa petite chemise, le sourire séducteur, le sax léger et mélodieux. Le guitariste a une allure de nerds intello barbu, en basket et en tee-shirt, a presque joué le concert dos au publique. Le batteur, ah le batteur... comment dire, sans être désobligeant? un punk anarchiste basque?  Une force de la nature? Je l'imagine mal au conservatoire celui-là... Bref, ils ont commencé doucement... J'ai cru que le batteur ne savait pas où ranger ses clefs... Mais pourquoi il ne les pose pas par terre? Ah en fait, c'est de la musique... Et le guitariste... Il a beaucoup de cordes à sa guitare... et beaucoup de pédales sous les pieds... Aura-t-il suffisamment de doigts de main et de doigts de pied? ah mais il triche en plus... Quand il arrête de jouer, la guitare continue de faire des boucles... On dirait un mix de Frisell et de Ribot, Frisell pour les boucles et le jeu avec le potentiomètre de la guitare et Ribot pour la sauvagerie trash... Le saxophoniste semblait imperturbable, très concentré, les yeux fermés pendant presque tout le concert. Musicalement on pense au sax de Jack Wyllie du Portico Quartet ... Évidemment, avec les deux fous derrière lui, à faire un raffut d'enfer, il était bien obligé de s'énerver un peu. Et quand il s'énervait, à son tour, cela suffisait à calmer les deux autres, d'où cette impression étrange, comme chez AlasnoAxis de Jim Black, qu'ils n'étaient pas synchro ce qui rendait cette chose auditive encore plus belle, monstrueusement belle. Étant débout, j'ai passé le concert à Headbanger au ralenti, ce qui n'aurait pas été possible au PF... Je n'étais pas le seul à être en transe... J'ai vu le photographe du Petit Faucheux poser son appareil sur la scène pour pouvoir danser quelques secondes de manière vraiment étrange. En même temps, il n'y avait pas foule, un mardi soir à -1°, et seulement quelques jeunes femmes étaient également en transe... Les boucles hypnotiques du guitariste, les envolées lyriques du sax pendant le martèlement obscur du batteur se sont révélés tellement efficaces que l'on serait bien resté avec eux pendant le deuxième set.

Manuel ADNOT, guitare
Elie DALIBERT, saxophone
Arthur NARCY, batterie 

Lien spoty et lien Deezer

Punk jazz from Nantes chez Ex-tension records, 29 janvier 2013





Ce fut donc assez douloureux de voir six musiciens prendre la place du power trio magique, d'autant plus que le Kami Quintet nous a fait redescendre sur terre (en douceur). J'aurais préféré qu'il joue en première partie. A tel point que la moitié de la salle s'est assise par terre, manifestant par la même son appartenance au publique du Petit Faucheux. J'ai personnellement beaucoup hésité... S'assoir? Résister? TM? PtitFaucheux?

Kami Quintet, c'est du Jazz prog, assez planant... parfois groovy parfois seulement planant... J'ai fini par m'assoir par terre... J'ai fermé les yeux et j'ai amèrement regretté de ne pas sentir l'herbe sous mes doigts, enfin je veux dire la pelouse... En plein air, au Campo Santo à Orléans ou au Jardin des plantes à Paris ça aurait été le nirvana. Le son était bon mais cela aurait eu plus d'ampleur en plein air. Là au TM c'était seulement très bien. Ce sont des fans, selon mon petit guide, de Rage Against the Machine, mais imaginez Rage Against The Machine dans une petite salle devant 20 personnes, ça le fait moins que dehors en plein air, sur la pelouse devant une foule ébahie. Bon, à -1° on était quand  même mieux à l'intérieur. L'extension c'est le Fender Rhodes de jozef Dumoulin (Magik Malik, Aka Moon, David Lynx) que l'on entendra avec plaisir sur le prochain disque. J'ai beaucoup aimé cette extension qui ajoutait un petit côté noisy bienvenu.







mercredi 23 octobre 2013

Encore – Live au Petit Faucheux - Ping Machine

La perception du disque est assez différente de celle du concert. Ce qui est troublant c'est que je n'ai assisté qu'à l'une des deux soirées d'enregistrement. Je ne suis pas certain d'avoir entendu tout ce qui se trouve sur le disque et inversement ce que j'ai entendu le soir où j'y étais ne se trouve pas forcément sur le disque. Après plusieurs écoutes, j'ai le sentiment que c'était mieux en vrai. Rien ne remplacera l'expérience du concert. Néanmoins ce disque est quand même fantastique et on garde cette impression d'un paysage qui défile à grande vitesse, avec ses creux, ses montagnes et sa météo très changeante. Note maximale, évidemment.

Bastien Ballaz : trombone / Stephan Caracci : vibraphone, glockenspiel & autres percussions / Guillaume Christophel : saxophone baryton & clarinette basse / Andrew Crocker : trompette / Jean-Michel Couchet : saxophones alto & soprano / Fabien Debellefontaine : saxophone alto, clarinette & flûte / Florent Dupuit : saxophone ténor, flûte, flûte alto & piccolo / Quentin Ghomari : trompette & bugle / Didier Havet : trombone basse & tuba / Paul Lay : piano, Fender Rhodes & minimog / Rafaël Koerner : batterie / Frédéric Maurin : guitare, minimog & direction, compositions, arrangements / Fabien Norbert : trompette, trompette piccolo & bugle / Raphaël Schwab : contrebasse / Julien Soro : saxophone ténor & clarinette

Jazz contemporain, Jazz prog chez Bauer Studios GmbH & Neuklang from Paris, 11 octobre 2013

Lien Spoty et lien Deezer

samedi 23 mars 2013

club 189 - Ping Machine - Encore – Live report au Petit Faucheux

Ping Machine, c'était vrendredi et samedi soir au Petit Faucheux et c'était excellent. Il faut dire qu'ils enregistraient leur nouveau disque et que tout était parfaitement calé même les débordements d'enthousiasme des musiciens. J'avais juste vu une petite vidéo sur laquelle on voyait quelqu'un jouer du vibraphone et c'est ce qui m'a décidé... Je n'avais pas tilté qu'ils seraient 15 sur scène et généralement je n'aime pas trop les grands ensembles type Big band. En fait Ping Machine évolue dans une grande variété de styles mais à géométrie variable. J'ai beaucoup aimé le duo guitare & flûte, le solo du vibraphoniste, le contre-bassiste qui s'est mis en transe avant même de jouer et le fait que certains musiciens changent 5 fois d'instruments (3 instruments différents) à l'intérieur d'un même morceau qui pouvait durer 30 minutes. Imaginez un paysage qui change à grande vitesse. Le passage que j'ai préféré c'est l'intro de la soit-disante plongée dans une usine qui était franchement noise avec Fred Maurin, le guitariste à genou, manipulant ses différentes pédales à la main mais c'était un peu frustrant car j'aurais bien aimé que cela dure (comme chez Aidan Baker) mais la suite s'est révélé être un excellent morceau oscillant entre jazz classique, musique contemporaine et rock (Zappa). L'ensemble du concert était très agréable et très facile d'écoute et donc plus proche de ce que j'avais l'habitude d'entendre au festival de jazz d'Orléans qu'au Petit Faucheux. J'y suis allé vendredi soir et j'y serais bien retourné samedi soir si je n'avais pas eu un truc de prévu dimanche soir... Fred Maurin m'a dit qu'ils joueraient les mêmes morceaux dans un autre ordre plus un morceau qu'ils n'ont pas joué vendredi soir... Mais s'ils repassent à Tours, j'y retournerais et je pense que j'achèterais l'enregistrement de ce concert fabuleux.

Lien Spoty (vous remarquerez que l'on n'entend pas de vibraphone et moi ça me manque le petit côté Kenny Wollesen que l'on peut entendre chez Zorn)

Jazz chez Pegazz et l'Hélicon, 2008